La Terre des Rois - Jeu en ligne gratuit de simulation économique, de stratégie, de role et d'aventure...
Accueil > Actualité > Article : "Lune Pleine"
2 joueurs connéctés. Maximum : 90
-- Site ouvert --
Login :
Pass :
Popup :
Pass oublié ?

Lune Pleine

Le 2011-02-09 11:38:14 par Capitaine ficelle skink.
Lune Pleine:

Il n’y a que quelques mois à peine que l’Estuaire d’Arthinos a été ouvert à la colonisation, et pourtant, déjà, ces terres jadis vierges ont été souillées par la guerre. Parmi les premiers à y déclencher de véritables conflits, on trouve un groupement pour le moins mystérieux, les Gardiens des Hauts de Hurle-Vent.

J’avais eu vent à leur sujet de bon nombre de rumeurs, toutes plus inquiétantes les unes que les autres, et ma curiosité en fut à ce point excitée que je décidai d’aller moi-même à leur rencontre. J’eus bien des difficultés à trouver leur lieu de vie, dissimulé au c½ur d’une forêt sombre et reculée de ces contrées. Malgré l’obscurité de la nuit nuageuse, je fus rapidement repéré et arrêté par une sentinelle qui, après avoir entendu mes explications paniquées et vu ma carte de journaliste, accepta de me conduire à son chef. Reneclement, dit Sombre Face, le Chef de Meute Alpha.

Je ne sais si un messager fut discrètement envoyé en avant par la sentinelle peu après ma capture, mais je suis certain d’une chose : il m’attendait. Assis en tailleur à même le sol, à la limite d’un petit feu de camp, entre ombre et lumière.

C’était un léonite. De haute stature, couvert de fourrure et présentant le faciès d’une créature féline… La mine sombre, il avait ce regard distant, désabusé, de ceux qui ont de leur vivant vu bien des choses à même de leur briser l’esprit, mais en sont tout de même ressortis indemnes. Ou presque. Frappé d’une crainte révérencieuse, je m’inclinai maladroitement devant lui avant de me présenter.


La Fronde : Je vous présente mes salutations respectueuses, messire Sombre Face. Et vous remercie d’avoir daigné m’accorder cette rapide entrevue.

Reneclement, Sombre Face : Mes respects à vous aussi, seigneur elfe. Asseyez-vous près du feu, et je vous écoute.

LF : Je dois bien admettre que c’est poussé par la curiosité que je me suis aventuré sur ces terres. De nombreuses rumeurs courent au sujet de l’identité des Hurle-Vent. Certaines parlent de bêtes garous, d’autres de bandits retranchés au fond des bois… Mais je ne vois là qu’un léonite.

A ces mots, mon interlocuteur esquissa un sourire. Enfin… Disons plutôt qu’il retroussa ses babines pour laisser apparaître une rangée de crocs acérés.

R : Mais il y a parfois une parcelle de vérité dans les rumeurs. Je ne vais pas parler en mon nom, mais en celui des Hurle-Vent tout entiers, car nous ne formons qu’un. Nous sommes des chasseurs. Nous aimons la chasse. Courir après le gibier. Le traquer jusque dans ses derniers retranchements. C’est aussi un moyen de survie pour nous.

LF : Vous êtes donc des… chasseurs ?

R : Oui. Et nous sortons principalement la nuit.

LF : Les habitants de l’Antre des Morbacks semblent pourtant avoir eu affaire à une véritable armée… Ou, à en croire certains, à une meute de bêtes sauvages.

Nouveau sourire carnassier.

R : La chasse n’exclut pas les combats. Même si nous les provoquons toujours ! Mais vous avez dit le mot : nous ressemblons à une meute, agissant comme une seule et même entité.

LF : Il semble que votre dernière… « chasse » se soit éternisée plus que vous ne vous y attendiez, vous poussant à faire preuve envers vos adversaire d’un certain acharnement pour les forcer à capituler. Qu’auriez-vous à dire à ceux qui voient là un comportement barbare ?

R : Notre chasse des Morbacks devait durer dix jours. Au terme desquels nous nous sommes repliés. Malheureusement, un morback nous a attaqués après ces dix jours. Après avoir tenté de parlementer avec eux sans obtenir de réponse, nous avons décidé d’entrer en guerre totale. Il n’y a pas eu d’acharnement au sens propre du terme : nous avons respecté nos adversaires, n’attaquant que ceux encore en état de riposter.

LF : Je comprends. Mais assez parlé de conflits : c’est vous que je suis venu chercher en ces terres reculées, pas la guerre. Les vôtres ont-ils un objectif précis, une tâche à accomplir dans l’avenir ?

R : Comme je vous l’ai dit, nous sommes des chasseurs. Nos ancêtres, les Hurle-Vent, nous ont transmis cet art, et nos Gardiens en sont les garants. A chaque nouvelle Lune Pleine, nous continuerons à chasser. Telle est notre croix.

Encore une fois, un sourire illumina son visage. Seulement, cette fois-ci, il n’eut rien de carnassier : discret, rapide et éphémère, il semblait plus fataliste que réellement heureux.

LF : Pour beaucoup, votre apparition dans les environs de l’Estuaire d’Arthinos coïnciderait avec l’ouverture de la région à la colonisation. Etes-vous venus avec les premiers colons, ou vous trouviez-vous en fait là depuis le début, à l’image de certains natifs léonites ?

R : Nous vivions sur une autre terre, et l’ouverture par l’Empereur de l’Estuaire nous est apparue comme un salut, une occasion d’échapper à ce pacte mortel auquel nous étions confrontés…

LF : Je ne suis pas certain de comprendre ce que vous entendez par là mais… Y êtes-vous parvenu ?

R : En un certain sens, oui. L’Estuaire nous a permis de nous retrouver et de recommencer à zéro… C’est une bonne chose pour les Hurle-Vent.

LF : Vous êtes semble-t-il, au fond, dans le même cas que bien des colons. A ce sujet, de nombreux autres groupes, plus ou moins secrets, semblent affiliés à la figure du loup en ces terres… Entretenez-vous des liens particuliers avec certains d’entre eux ?

R : Tous les loups sont nos amis. Nous ne formons qu’une seule meute, mais celle-ci peut se faire et se défaire au gré de nos chasses…

LF : Eh bien, je suppose que je n’ai plus guère de questions à vous poser. Je vous remercie pour votre attention. Néanmoins, avant de prendre congé, je dois bien admettre que je suis volontairement venu en ces lieux un jour de pleine lune, dans l’espoir secret de vérifier la véracité de certaines des rumeurs les plus farfelues courant au sujet des Hurle-Vent… Il semble heureusement que tout cela n’ait pas de fondement : votre apparence est demeurée fort civile tout au long de notre entretien. D’une certaine manière, vous m’en trouvez rassuré…

R : Je l’avais lue dans vos yeux. Cette curiosité… A propos de ce secret que nous gardons, jour et nuit, dans un lieu dissimulé de tous, inscrit sur des tablettes de verre…

Ce fut, bien malheureusement pour moi, le moment que choisit la lune, jusque là dissimulée par une épaisse couche de nuages, pour refaire son apparition, éclairant la scène d’une lueur argentée. Au loin, j’entendis un long hurlement. Après quoi mon interlocuteur me regarda fixement et commença à… changer. Son faciès s’allongea, ses poils prirent une teinte plus noire que la nuit… Bientôt, il se retrouva à quatre pattes, me fixant par-dessus son long museau de ses pupilles soudain devenues jaunes… Ses babines se retroussèrent, révélant ses terribles crocs, et le loup de ténèbres dressa la tête, se mettant à hurler à la lune.

LF : Ah ? Eh ? Ah… Aaah !

Ce fut sur ces paroles pleines de courage, mes chers lecteurs, que je décidai de prendre congé dans l’instant. Et, tandis que je m’enfuyais, au hasard et à toutes jambes, au c½ur de la forêt baignée de ténèbres, poursuivi par les hurlements de loups, il me sembla entendre une voix m’interpeler jusque dans mon esprit même…

« Nous sommes les Hurle-Vent,
Les Gardiens sont nos garants,
Et vous êtes… notre gibier. »




Depuis Grelot de Cendres, votre dévoué serviteur,
Parlotte.


En bref...




Plan du Site - A Propos - Mentions légales - Crédits - Partenaires - Contact
copyright (c) 2003/2011 Aurieres Raphaël, tous droits réservés...

Jeux en ligne gratuits Jeux en ligne gratuits Jeux en ligne gratuits

Page générée en 0.059 seconde et 7 requêtes SQL.