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Le Roi des Roses

Le 2011-04-24 20:09:05 par Capitaine ficelle skink.
A moins d’avoir passé ces cinq dernières années à méditer dans une grotte humide quelque part au c½ur de la Chaine du Désespoir, il vous serait sans aucun doute bien difficile de n’avoir pas entendu parler du Roi Zorg et de la guilde du Fléau d’Acier. Le premier est devenu roi de l’Estuaire d’Arthinos il y a peu, et la seconde, le groupement auquel il appartient, est communément considérée comme la puissance la plus importante de cette région.

Mais, si leur influence ne fait aucun doute, les objectifs de cette guilde et de ce roi demeurent bien mystérieux… Nulle grande conquête, nulle grande décision politique à leur actif. La Fronde, qui ne peut tolérer que ses lecteurs demeurent dans l’ignorance, me dépêcha donc en la cité de Zorgbourg. Une cité de géants, comme mes collègues eurent la délicatesse de me l’apprendre… une fois ma tâche acceptée.

Je fus accueilli par le Roi Zorg, non pas dans un château ou une résidence, mais à la table d’une taverne bruyante des quartiers populaires. J’eus d’ailleurs toutes les difficultés du monde à la reconnaître : grand, musclé, barbu et bien légèrement vêtu pour la saison, il ressemblait furieusement à tous les autres habitants de la cité. Rien ne le désignait comme roi.

Pour tout vous dire, ce fut lui qui me reconnut et m’interpela le premier :


Zorg : Olà, mon cher Parlotte ! Venez donc prendre un siège à ma table ! Quelle est votre préférence ? Blonde, rousse ou brune ?

LF : Jus d'orange votre majesté, j'en ai peur.

Z : Malheureux ! Il n'y a que de la cervoise dans cette infâme taverne ! Goutez donc !

LF : Si votre majesté insiste... Votre majesté acceptera-t-elle de répondre à quelques questions?

Z : Avec plaisir l'ami. Mais trinquons pour commencer !

LF : Eh bien, à votre gloire je suppose?

Le géant me jeta alors un regard curieux par-dessus sa chope à demi levée, puis se fendit d’un sourire désabusé.

Z : Heu... non. Et pas de « votre majesté » ou d’autres courbettes de ce genre. Ici on m'appelle Zorg. Et on trinque aux jolies femmes !

LF : Soit, aux jolies femmes, votre maj... Hem, seigneur Zorg.

Je bus donc une première gorgée de cette bière pour moi si inhabituelle, lui trouvant d’ailleurs un goût des plus agréables, puis repris la parole.

LF : Alors, si vous me permettez de commencer... Vous n'êtes pas sans savoir que votre accession au trône d’Arthinos a causé un certain émoi? On parle notamment de ces grandes festivités organisées pour vous octroyer l'appui du peuple, et des nombreuses roses importées de l’Empire qui décorèrent un temps votre cité. Qu’auriez-vous à dire à ceux de vos détracteurs qui jugent ces méthodes déshonorables ?

Z : Ah mon cher Parlotte, j'avoue que je ne suis pas fier de cette histoire de roses. Laisser moi vous expliquer. Notre espèce est mal connue, mais en venant ici je pense que vous avez pu vous faire une idée par vous-même : les géants sont des êtres assez rustres. Ils n'accordent que peu de soins à leurs compagnes. Mais une fois par an, les géants ont l'occasion de se faire pardonner leur manque de savoir vite et de se rattraper. Pour la fête des amoureux, la journée entière est consacrée à honorer les géantes et à les couvrir de fleurs. En cette année de coupe du monde de lancer de nain et après avoir arrosé copieusement la victoire de notre cité en finale, nombre d'habitants avaient beaucoup à se faire pardonner et ont couvert de fleurs leur belle. Quelques semaines plus tard, la hausse de la natalité est devenue flagrante, et les mâles ont dû fuir vers les tavernes pour échapper aux cris stridents des nourrissons. Heureusement que tout ceci n'arrive qu'une fois par an...

LF : Moi qui avais entendu dire que l'égalité régnait au sein de ceux de votre peuple, je me rends compte qu'on m'a bien mal informé... Mais c'est assurément là une histoire intéressante, et qui jette un jour nouveau sur toute cette affaire. Il ne s'agirait donc que de la conséquence d'une tradition géante?

Z : Ma foi, mes semblables ne sont pas toujours parmi les plus civilisés. Mais derrière cette rudesse, vous trouverez chez ces gens une solidarité sans faille… Mais nous parlons, nous parlons, et nous oublions l’essentiel : Jérémy, ressers-nous une tournée ! Je vous ai présenté l'aubergiste au fait ? Jérémy Débièresdanslefrigo : meilleur tavernier de tout Zorgbourg !

LF : Hem… Pour continuer dans ces histoires politiques, puis-je vous demander ce que vous pensez du Roi précédent, le seigneur Lapeurave?

Z : Je connais Lapo depuis bien longtemps. Nous fréquentions assidument la brasserie réunissant les fiers Karak-Holes, ma guilde d'origine. J'ai toujours eu beaucoup de sympathie pour lui : il a une sacré descente il faut dire !

LF : Je... vois...

A vrai dire, je ne voyais rien du tout. En posant cette question, je m’attendais à obtenir un commentaire politique sur le règne du roi précédent, mais il semble que mon interlocuteur ait interprété la chose bien différemment. Reprenant rapidement contenance, je vidai à nouveau ma chope, et posai ma question suivante.

LF : Le sieur Serguei a fait savoir qu'il attendait des habitants de l'Estuaire qu'ils vous prêtent serment d’allégeance, mais aucun ne l'a fait à ma connaissance. Cela vous incommode-t-il d'une façon ou d'une autre?

Z : Nous avons en fait eu une réponse favorable de la part des Inquisiteurs. Je les en remercie d'autant plus que c'était complètement inespéré ! Mais cette histoire d'allégeance mérite quand même une petite explication…. Il vous faut comprendre que les géants de cette belle cité affrontent aujourd’hui l’une de leurs plus grandes épreuves : nos belles dames se sont mises en tête de nous faire perdre du poids ! Elles n'ont pas entièrement tord, la plupart d'entre nous étant frappés d'un certain embonpoint… Mais elles n'ont depuis peu plus que ce mot à la bouche : il faut s'alléger ! Plus que six repas par jour, pas plus de trois desserts, et elles parlent même de limiter la cervoise à un tonneau par personne ! Bref : mes frères de guilde se sont mis en tête de recruter des seigneurs pour entamer un régime avec nous. Il parait qu'à plusieurs, on a plus de motivation. Et ils ont appelé ça l'allégeance. Parce que le principe, comme vous l’avez compris, c’est de s’alléger le plus possible !

LF : T… Tout s’explique… Je crois…

Z : Jéremy, ramènes-en une ! C'est la mienne !

LF : 'rci. Et, donc, maj... Enfin, Zorg, qu'est-ce que vous allez faire maintenant que vous avez cette couronne? A part le régime, je veux dire?

Z : Bah... prendre du bon temps, profiter des beaux jours pour faire rôtir quelques belles pièces de viande en bonne compagnie. En si on s'ennuie on ira faire la guerre. Vous aimez ça la guerre, vous les elfes ? Parce qu'on manque un peu de monde ne ce moment... des gars qui aiment se battre. Sinon, il parait que conquérir le monde c'est bien. Vous avez déjà essayé ?

Je dois avouer pour ma défense, qu’à ce stade de la conversation, après de multiples chopes, j’avais les idées quelques peu embrumées, et le repas de midi qui entreprenait de remonter dans le mauvais sens…

LF : Bwarf , j'étais plus ou moins venu avec l'intention de vous demander si c'était ce que vous aviez derrière la tête, mais je ne sais pas pourquoi, j'me sens bizarre depuis un moment…

Z : C'est normal : vous avez bu un nombre impair ! Très dangereux ça !

LF : Ah! J'comprends! Tavernier, une autre! Et, donc, pour c'te conquête du monde? Ca ferait un bon article ça, v' savez?

Z : Conquérir le monde ? J'sais pas trop. Vous savez, il suffit que ma belle fasse ses yeux de biche pour que je sois conquis.

LF : C'est ce que j'avais cru comprendre... Au final, tout ça, c'est pour vos belles. Ca me semble curieusement philosophique comme idée...

Z : Philosoquoi ? Ca se mange ?

LF : Oubliez. C'est inutile comme truc. Quelque chose à ajouter avant la fin ? Parce que là, je crois qu’il faut vraiment que j’aille, vous savez…

Z : Bah ma foi, j'sais pas si je vous ai renseigné, mais j'espère qu'après avoir goûté à notre doux breuvage, vous aurez envie de revenir nous voir !

LF : Sûr… Et maintenant, si vous v'lez bien m'excuser, faut qu'j'trouve un fossé quelque part...

La suite n’étant pas de ces choses dont on discute habituellement entre gens de bonne société, j’arrêterai là cet article, et tirerai deux conclusions de cette entrevue. Premièrement : l’estomac elfique n’est pas fait pour la bière géante. Secondement : Le Roi Zorg n’est pas un monarque politique. En fait, vous douteriez même, à le voir, qu’il s’agit d’un monarque tout court. Mais est-il bien sage d’ignorer aussi royalement la couronne après s’en être emparé ? Tout bien réfléchi, je doute qu’il se soit même posé la question...



Depuis Grelot de Cendres, votre dévoué serviteur,
Parlotte.


En bref...




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